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AS83 : Audrey, comment on se sent à 24 heures d'une demi-finale de Coupe de France ? AD : Bonne question (Rires). On a travaillé toute la semaine pour que ça se passe bien, pour mettre toutes les chances de notre côté. Mais on verra surtout ça le jour du match, quand on sera sur le terrain, à l'échauffement. Ça va être la guerre et il faut absolument gagner pour sauver notre saison. Jouer à Bercy, c'est magnifique. On l'a fait les deux dernières saisons et on veut y retourner. La Coupe, ça nous réussit. Après, on est dans une période où on ne fait pas de supers matchs. Si on perd, ce sera déprimant.
AS83 : Est-ce que vous ressentez la pression ? AD : Bien sûr. Les dirigeants sont venus cette semaine à l'entraînement pour nous parler du match de Nice (NLDR : défaite 35-30) et de l'importance de cette demi-finale. Mais après, ce n'est pas une mauvaise pression. On sait qu'on peut sauver cette saison en dents de scie. En plus, si on arrive en finale, on a des chances d'être européen donc ça nous permettra d'avoir un objectif supplémentaire l'an prochain, autre que le championnat. Là, on a perdu Dounia Abdourahim mais on récupère Julie Goïorani, ça va nous aider. Même si on n'est pas au complet, on a l'équipe pour battre Dijon. De toute façon, notre propre ennemi, comme depuis le début de saison, c'est nous.
"Notre propre ennemi, c'est nous"
AS83 : Récemment, vous avez battu Dijon à deux reprises en championnat. Pensez-vous avoir un avantage psychologique sur les Bourguignonnes ? AD : Non car sur ce match, c'est quitte ou double pour les deux équipes. Pour Dijon aussi, c'est l'occasion de sauver la saison. Elles nous connaissent, on les connait même si on pense qu'elles vont faire quelque chose pour nous faire déjouer. Peut-être du marquage strict, peut-être une défense individuelle ou un nouveau système de jeu. On s'attend à tout.
AS83 : Individuellement, ça marche mieux pour vous après un début de saison difficile. AD : J'ai travaillé toute l'année, j'ai fait beaucoup de spécifiques. Il s'est passé beaucoup de choses pour moi cette année. Je ne suis pas la même joueuse qu'en début de saison. J'ai retrouvé de la confiance, j'ai compris qu'il fallait donner plus, sortir mon épingle du jeu. Ce qui m'est arrivé en équipe de France (NDLR : elle n'a pas été sélectionnée lors des derniers rassemblements des Bleues), ça m'a motivé, ça a été une force. Cette saison a été un mal pour un bien. Aussi bien pour moi que pour l'équipe d'ailleurs car à Toulon Saint-Cyr, on avait jusque-là connu que des hauts. Aujourd'hui, on connaît des bas mais ça montre que tout le monde doit être à 100%, que tout le monde doit travailler. Et ça peut que nous faire progresser.
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